Peu de technologies industrielles sont aussi complexes que la fabrication du papier. A partir d’une matière première naturelle fibreuse (généralement le bois), on obtient dans un premier temps la pâte à papier constituée uniquement de fibres cellulosiques. Cette pâte, raffinée et mélangée à divers adjuvants (colle, charges) est transformée en papier sur des machine qui en produisent annuellement quelque 9 161milliers de tonnes (Source COPACEL - 1998).

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Les pâtes à papier

Différents types de pâtes sont disponibles sur le marché. Ces pâtes se distinguent par les techniques qui sont utilisées pour obtenir la fibre brute à partir du bois :

Les pâtes mécaniques : le bois est râpé dans d’immenses meules, les " défibreurs ", qui arrachent les fibres. L’utilisation de vapeur, de pressions élevées et/ou d’agents chimiques permettent d’obtenir des pâtes de caractéristiques différentes : pâtes thermo-mécaniques (PTM), pâtes chimico-thermo-mécaniques (PCTM).

Les pâtes chimiques : la fibre est obtenue par cuisson du bois à haute température dans des " lessiveurs " en présence d’agents chimiques. Le " procédé au sulfate ", donnant la pâte " Kraft " est l’un des procédés chimiques les plus répandus.

Les pâtes mi-chimiques : la fibre est obtenue à partir du bois par un traitement chimique modéré, complété par un traitement mécanique.

A ces pâtes, dites neuves, s’ajoutent les pâtes issues des fibres recyclées. Toutes ces pâtes peuvent subir un traitement complémentaire de blanchiment.

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Les papiers

Les types de papiers sont aussi divers que les usages qu’on peut en faire. Classiquement, on distingue quatre grands types:

Les papiers à usages graphiques (papier journal, papier écriture, …)

Les papiers et cartons d’emballage (papiers d’emballage, cartons plats, papiers pour ondulés, …)

Les papiers à usages sanitaires (Papiers mouchoir, papiers pour essuis-tout, …)

Les papiers industriels et spéciaux (Papiers à cigarette, papiers isolants, papiers à usage fiduciaire, papiers à filtre,…)

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Depuis les premières étapes d’élaboration de la pâte jusqu’à la formation de la feuille sur la toile de la machine à papier, l’eau est le vecteur unique et indispensable des fibres cellulosiques et autres constituants du papier. Le fabricant de pâte ou de papier doit donc s’adjoindre les services de spécialistes du traitement des eaux pour résoudre, par la mise en place de traitements chimiques adaptés, les problèmes qui apparaissent à tous les stades du processus de fabrication et qui sont la cause de perte de production ou de fabrication de papier de moindre qualité.

- Problèmes de corrosion

- Problèmes d’encrassement :

Encrassement minéral dû à la qualité de l’eau (tartre), dû aux charges ajoutées dans le papier (talc, carbonate de calcium,…)

Encrassement organique dû aux constituants du bois (résines, poix), dû aux additifs organiques nécessaires à la fabrication du papier (colles, latex, etc.), dû aux impuretés des papiers recyclés (colles de reliures, morceaux plastiques, etc.)

Encrassement microbiologique, dû à la présence d’organismes microscopiques (bactéries, levures, champignons) qui trouvent dans les eaux de papeterie un milieu favorable à leurs développements.

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Les spécialistes du traitement des eaux participent également, par l’adjonction d’agents chimiques, à l’amélioration du processus de fabrication :

amélioration de l’égouttage sur machine (gain de vitesse machine donc de production)

amélioration de la rétention sur machine (gain de matières premières)

amélioration des performances des récupérateurs de fibres.

La mise en place de ces différents traitements est rendue plus difficile par les contraintes de qualité, par les contraintes d’usage (papier contact alimentaire), par les contraintes économiques et par les contraintes environnementales.

Comme la plupart des industries, l’industrie du papier utilise de grande quantité de vapeur et génère d’importants volumes de rejets aqueux. Les spécialistes du traitement des eaux participent au traitement des eaux alimentant les générateurs de vapeurs et contribuent à l’amélioration de l’efficacité des systèmes d’épuration des eaux.